Entre les étals
Les marchés péruviens sont bien plus que de simples lieux de commerce : ils font partie intégrante du rythme de la vie quotidienne. Beaucoup trouvent leurs origines dans d'anciennes traditions commerciales, dont certaines remontent même à l'Empire inca. En les parcourant, vous ne faites pas qu'acheter et vendre : vous pénétrez dans un espace où des générations se sont rassemblées pour tisser des liens. Ces lieux fourmillent de couleurs, de conversations et d'esprit communautaire. Et parfois, au milieu de toute cette effervescence, vous vous retrouvez au cœur de quelque chose de sacré.
C'est exactement ce qui s'est passé un dimanche lors d'un voyage GO de ShareWord | Parole partagée — une mission où des croyants venus de différents coins du monde se réunissent et s'associent à l'église locale pour partager l'Évangile à travers des conversations sincères et la distribution gratuite d'Écritures.
Gary, d'Angleterre, et Duncan, du Canada, deux membres de l'équipe GO, se promenaient dans le marché, se faufilant entre les étals et saluant les marchands. En passant devant une boutique, ils ont offert à une femme une revue Esperanza (Espoir). C'était un geste simple; juste une petite ressource, contenant des Psaumes encourageants et l'Évangile de Jean. En lui tendant la revue, ils lui ont expliqué qu'il s'agissait d'un petit cadeau destiné à lui donner de l'espoir. Mais ensuite, ils sont allés un peu plus loin et lui ont ouvertement demandé : « Connaissez-vous Jésus? »
Elle s'est montrée ouverte à la conversation et s'est présentée sous le nom de Sofia. Au fil de la discussion, ils ont appris qu'elle était la sœur du traducteur qui les guidait dans le marché, mais ce n'était pas tout : Sofia était chrétienne.
Sa foi était évidente. Mais alors que la conversation se poursuivait, il est devenu clair qu'elle vivait des difficultés. Gary lui a gentiment demandé : « Pouvons-nous prier pour quelque chose? »
C'est alors qu'elle a ouvert son cœur.
Son fils, Javier, âgé de 31 ans, traversait une période très difficile. Il était en colère, agressif, et avait de mauvaises fréquentations. Elle n'est pas entrée dans les détails, mais le chagrin dans sa voix en disait long. Elle s'inquiétait — elle était même désespérée — à l'idée qu'il ne retrouve pas son chemin. Elle voulait que son cœur s'adoucisse, que ses yeux s'ouvrent et qu'il connaisse le Seigneur.
Alors qu'ils priaient ensemble, elle fut submergée par l'émotion. Des larmes coulèrent sur son visage. Le fardeau qu'elle portait depuis si longtemps se déversa dans ce coin tranquille du marché. Gary, lui aussi, avait les larmes aux yeux :
« L'émotion m'a envahi », confia Gary, le regard émerveillé. « Me voilà, dans un pays étranger [en train de faire] une chose qui me faisait peur au départ, mais que je savais être la volonté de Dieu pour moi. Même si ce n'était que pour cette seule rencontre, cela valait chaque seconde de ce voyage. »
Gary et Duncan ont prié avec Sofia — pour elle, pour Javier et pour son entreprise — confiants que Dieu ouvrirait une voie et apporterait la paix tant dans sa vie que dans celle de son fils. Avant de lui dire au revoir, ils lui ont offert une deuxième revue Esperanza afin qu'elle l'offre à son fils. Elle a dit qu'elle essaierait de lui parler, de l'encourager à la lire.
Ce fut un moment d'espoir, un moment qui a commencé par un simple bonjour et qui s'est terminé par des larmes, une prière et la conviction profonde que Dieu était à l'œuvre.
Continuons à prier pour Javier.
- Pour que les prières du cœur de sa mère soient exaucées.
- Pour qu'il découvre l'amour de Christ d'une manière qui change tout.
- Pour qu'un jour, sa vie reflète la paix, un but et l'espoir que seul Dieu peut donner.
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